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17.05.2008
VIE8
Ben
oui la suite !
A
6 ans j’était déjà un petit homme.
Mes
parents ne comprenaient toujours rien à rien.
Mais
ils étaient gentils,
Sauf
kan ma mère me tapait avec le Korel leffel, elle en a cassé sur mes fesses un
nombre incalculable.
Mais
ça me faisait rien.
J’avait
à manger plus qu’il n’en faut,
J’était
encore l’unique fils,
Et
je mangeait pour trois, faut me croire,
Me
fallait 3 baguettes (des grosses) par jour en dehors des repas,
Je
me souvient je les beurraient en mettant du sucre dessus.
Fallait
économiser le beurre alors je prenait de la margarine pour en mettre plus.
Ma
sœur ne vint que l’année suivante.
A
l’école ça n’allait pas du tout,
Pas
intégré,
Je
refusait de parler français.
Mais
j’était brillant ça excusait mes frasques.
Je
suis allé au docteur, y pensaient que j’était autiste,
Parce
que je parlait jamais a personne
Les
cons !
En
fait j’avais juste une dyslexie de naissance.
Donc
incorrigible, mais je me suis kan même tapé l’orthophoniste.
Puis
tout a coup y a eu un chamboulement !
Les
enfants ça comprends pas toujours tout.
Mes
parents avaient peut être des projets, j’en sais rien.
Je
pense que ma mère devait être enceinte de ma sœur
On
m’a place chez une nourrice, une Mama juive de chez juive,
C’est
a coté de la clinique St. Barbe, avec les bonnes sœurs.
Elle
eu beaucoup de soucis avec moi,
Je
mangeait comme trois,
J’ai
un souvenir :
Elle
me donnait la croute du pot de confiture en disant que c’était le meilleur,
Mon
œil !!!!!! blabla……
Elle
était seule, un peu âgée déjà,
Je
pense que le mari a du passé au four crématoire,
Mais
j’ai jamais demandé.
Elle
était très gentille avec moi kan même
J’était
son menele,
Mon
prénom en fait c’est meni à cause de ça je pense.
Et
de ma tante qui a repris, elle aimait trop.
Je
suis resté 4 ans chez elle
Elle
m’a tout appris de sa culture juive et des traditions.
J’était
ouvert à tout.
Je
suis donc à moitié juif et même circoncis
Et
pi j’allait a l’école,
Ça
s’arrangeait,
Sans
parler toujours,
Mais
mes notes ne trompaient pas, j’était de niveau supérieur
Ma
Mama était fier de son menele
Le
WE je rentrait chez mes parents,
Je
grandissait à vue d’œil,
Enfin
genre liane, tout en filiformie.
Très
gauche et gêné d’être moi.
Mon
père était fier comme un pape de moi,
J’était
un savant pour lui
Ma
mère avait peur de mes réactions toujours violentes.
Elle
me grondait toujours autant,
Je
n’était pas un enfant désiré,
Ça
se voyait gros comme une mouche en pleine figure.
Mais
elle ne savait pas, que je savais.
Le
Kroko.
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